Michael Stoquer, du commerce au bâtiment

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Michael Stoquer

Dans le monde du commerce, il n’est pas rare de se spécialiser dans un domaine précis : cela donne l’occasion de maîtriser son sujet, connaître ses clients, le secteur, ses spécificités, le marché, etc… C’est finalement une attitude extrêmement commune dans le monde du commerce ! Mais parfois, cette spécialisation peut être héréditaire ! Ce fut le cas pour le gérant de la société SEF, qui tient de son père sa passion du bâtiment et a longuement travaillé à ses côtés. Plongée dans un domaine extrêmement spécialisé.

Le monde incroyable du bâtiment et de ses fondations

Le secteur du bâtiment est, en France, un secteur extrêmement important, représentant 126 milliards d’euros (hors taxes) de travaux, grâce à quelque 409 500 entreprises et un peu moins d’1,5 millions d’actifs. À titre de comparaison, cela équivaut à la moitié de l’industrie, ou au double des activités de banque et d’assurance ! Ce n’est guère étonnant : la France a un savoir-faire conséquent dans ce secteur, et les différents plans d’urbanisation n’ont de cesse de faire travailler les employés du bâtiment, et c’est son compter les particuliers ! En effet, tout le monde est concerné et fera appel un jour ou l’autre à un artisan ou une entreprise de ce secteur. Autant dire qu’avec de pareilles sommes en jeu, il est légitime de vouloir prendre part dans cette grande aventure humaine. D’autant plus que comme tous les secteurs, le bâtiment a ses spécialités.

Une de ces spécialités, véritable et littérale base du bâtiment, n’est autre que les fondations. Un secteur particulier qui demande de grandes connaissances et un travail de précision, car des fondations de qualité permettent un bâtiment de qualité, alors que la moindre erreur dans ce domaine peut mener à la catastrophe. Le grand public ignore majoritairement l’importance des fondations lorsque tout se passe bien, mais comprend rapidement son erreur au moins problème : toute erreur ou accident qui touche aux fondations devient un problème majeur pour tout le bâtiment et, par extension, pour ses occupants. Les professionnels du secteur, quant à eux, ne s’y trompent pas et apportent toujours le plus grand soin aux fondations, car ils savent pertinemment combien la dépense que l’on peut y mettre est négligeable si l’on la compare avec le coût causé en cas de dégâts entraînés par un travail de mauvaise qualité. Choisir de s’y investir est un travail exigeant et complexe, mais sur lequel tout le monde s’appuiera.

D’autant plus que la construction seule des fondations n’est pas garante de leur stabilité. En d’autres termes, ne penser qu’à faire des fondations solides, d’aussi bonne qualité soient-elles, ne suffit pas à garantir qu’elles le resteront. Car un autre facteur rentre en jeu, et par là un autre domaine d’expertise : les sols. Des études géotechniques poussées sont requises  pour faire des fondations de qualité, et les terrains instables sont aussi nombreux que diversifiés. Rien qu’en Île-de-France, on dénombre une variété conséquente de sols instables :

  • Les carrières souterraines ou les anciennes carrières à ciel ouvert (par exemple, les carrière de calcaire, de gypse, les sablières, et bien d’autres…)
  • Les marnières (les cavités destinées à extraire la craie)
  • Les terrains sensibles aux variations climatiques (on pense évidemment aux terrains sensibles aux inondations, mais aussi aux terrains que la sécheresse peut fortement impacter)
  • Les dissolutions naturelles de gypse dans le sol (cela peut causer l’apparition de fontis, des effondrements du sol à la surface lorsque les terrains porteurs s’affaiblissent ou fondent, pour de nombreux facteurs tels que l’humidité de l’air)
  • Les terrains en remblai qui se révèlent insuffisamment compacts (lorsque l’on amène de la matière pour élever le terrain ou combler des vides, un travail de mauvaise qualité peut causer de sérieux dégâts)

Pour tous ces sols, il est nécessaire de mettre en place des fondations spéciales et adaptées à chaque situation, seul moyen de bâtir, reconstruire ou réparer. Tout le travail fait sur le bâtiment peut être abîmé voir rendu totalement inutile si les fondations ne sont pas traitées au préalable. Or, c’est un travail sur lequel il vaut mieux avoir de l’expertise, et de l’expérience, car chaque cas doit être traité individuellement, présentant ses propres contraintes, ses inconvénients et ses défis à surmonter. Des études géotechniques sont nécessaires pour évaluer la situation et établir ensuite un devis, document primordial aussi bien pour les particuliers que pour les constructeurs, ainsi que pour les assurances. Et c’est ainsi que l’on comprend l’importance de quelqu’un comme l’actuel gérant de SEF, issu d’un environnement plus économique, dans le monde du bâtiment et des fondations. C’est son expertise commerciale et les connaissances acquises sur cet univers particulier qui le font devenir la pierre angulaire de nombreuses constructions. Mais pour le comprendre, voyons son parcours plus en détail.

Le parcours efficace de Michael Stoquer

Né en 1974 à Saint-Germain en Laye, dans les Yvelines, Michael Stoquer fait ses études dans l’Ouest parisien. Il grandit donc dans la région qui deviendra sa spécialité plus tard, et apprends à connaître son environnement particulier, bien que les fondations ne soient pas alors son intérêt premier, loin de là. Ses études se déroulent brillamment, et il enchaîne le Bac C en 1992 puis les classes préparatoires d’HEC dans le lycée international de sa ville natale et à l’IPESUP, avant d’intégrer une prestigieuse école de commerce en 1996, l’ESSEC. C’est en parallèle de ces études qu’il comme à travailler avec son père, Jean-Yves Stoquer. C’est un duo intéressant qui se met en place, le premier étudiant en école de commerce, le second étant ingénieur. Mais cela donne l’occasion au futur expert de se spécialiser, en particulier dans les études et les travaux de fondations spéciales à accomplir dans le bâtiment : pieux, micropieux, injections, reprise en sous-œuvre et autres termes techniques n’ont bientôt plus de secret pour lui.

Cette compréhension de questions complexes lui permettent de travailler avec des partenaires spécifiques, très intéressés d’avoir un interlocuteur dont le profil inclut à la fois le commerce et l’expertise du bâtiment : les assurances. Ces dernières aiment de toute manière avoir un expert à portée de main, un interlocuteur de confiance, mais une personne comme le fils de Jean-Yves Stoquer leur permet d’évaluer risques et coûts, deux notions primordiales pour une assurance. On le retrouve donc durant cette période à travailler avec des grands noms tels que la MATMUT ou la MAIF, à une époque où les compagnies d’assurance proposent des indemnités relativement élevées aux propriétaires des bâtiments sinistrés par la sécheresse ou par les mouvements de terrain.

Mais 2003 arrive et marque alors un tournant majeur dans ce petit monde, car c’est une année de canicule, dont on se souvient encore des effets ravageurs. Pour les assurances, c’est un véritable cauchemar, car le nombre de dossier à indemniser devient insoutenable, au point de les rendre défaillantes : trop de bâtiments sont touchés et mis en danger, trop de travaux de réparation démarrés et requérant que les assurances payent leur part. La situation est telle que l’État français doit intervenir directement, prenant en charge une bonne partie des dossiers des nombreux sinistrés, mais ils ne seront véritablement traités qu’en 2007, soit 4 ans après les faits. Une situation difficile qui change de nombreuses règles et démarches sur le marché, poussant les constructeurs à multiplier les précautions prises et généralisant les études de sol pour préparer aux projets constructifs. Et c’est précisément le sens que va prendre le spécialiste.

En effet, la quantité toujours plus importante d’études géotechniques établies met à jour une nécessité de faire appel à des fondations spéciales dès la construction des bâtiments. Les pieux et les micropieux par exemple, que SEF connaît bien, sont de plus en plus prescrits pour préparer convenablement les terrains et ne pas répéter les erreurs qui ont précédés la crise de 2003. Ainsi, les activités du duo Stoquer s’orientent pour s’adapter à la tendance, et conduit à la réparation de plus en plus d’ouvrages sinistrés, leur permettant d’acquérir une compétence reconnue dans le domaine.

Dans cette démarche, son rôle est donc primordial : c’est d’abord lui qui est en charge du contact avec le client, ce qui le place en première position pour effectuer les études préalables et mettre en place les premières visites d’ingénieur, ainsi que les travaux initiaux, s’engageant ainsi personnellement pour s’assurer que tout se passe comme prévu. Son parcours particulier le rend spécialement compétent dans le domaine, il ne va pas simplement vendre un produit aux particuliers, il va proposer une offre soigneusement adaptée aux personnes qui en ont besoin. Dans cette optique, il est également responsable de la politique commerciale, afin d’établir des prix adaptés aux besoins et au marché, retrouver les personnes ayant besoin de ses services ou communiquer sur le travail effectué, une compétence importante mais trop souvent négligée. Enfin, il a la charge de la gestion du personnel et des investissements, une responsabilité importante qui le met notamment en charge du parc matériel, absolument primordial pour le bon déroulement des travaux et la bonne qualité de l’œuvre. Un profil donc complet et important, né d’un parcours familial qui a su s’adapter aux nombreux changements que le marché a connu.

 

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